Dates :
Du 28 juillet 2018 au 29 juillet 2018
Horaires :
De 9h à 17h
Lieu :
Centre International de Séjour Ravel 6 avenue Maurice Ravel 75012 PARIS
Prix :
300 € TTC - Ce prix ne comprend pas l’hébergement et la restauration qui sont à la charge des stagiaires.
Animateur :
Jean Michel GURRET et Julien DROUIN
Organisateur :
Mybebooda

 
Description Complète

ET SI LA LIBÉRATION DE NOS ÉMOTIONS PARTICIPAIT A LA GUÉRISON ?

Dans ce séminaire de deux jours, animé conjointement par Jean-Michel Gurret, psychothérapeute, certifié praticien Méthode Simonton, et le Dr Julien Drouin, psychothérapeute, auteur de l’ouvrage « Cancer, et si nos émotions pouvaient nous guérir ? », vous allez apprendre :

  • à identifier vos émotions réprimées ainsi que les événements qui en sont à l’origine
  • à traiter vous-même ces émotions et vous en libérer
  • à prendre en compte et traiter les blocages inconscients
  • à identifier les activités qui rajoutent significativement de la valeur à notre vie, celles qui vous apportent de la joie, de la plénitude et une profonde satisfaction et nous vous guiderons de manière à pouvoir inclure davantage de ces activités dans votre vie.
  • à déjouer le piège des interférences, lorsqu’elles se présentent – l’interférence la plus commune étant celle de la détresse causée par des croyances et pensées inadéquates.
  • A restructurer vos pensées, ce qui constitue un outil central dans la résolution des stress. Ce processus est efficace pour traiter la problématique de la détresse émotionnelle et physique. Il est utilisé en conjonction avec les stratégies disponibles pour faire face.
  • A utiliser la méditation
  • L’importance de l’espoir, de la confiance, de la sagesse intérieure et de la spiritualité de base.
  • Ce que recouvre la notion de bénéfices secondaires de la maladie et la déjouer.
  • A utiliser ces connaissances comme des outils pour comprendre le sens de l’expérience du cancer. La compréhension des bénéfices secondaires de la maladie nous aide à identifier quels sont nos besoins essentiels, qui sont ensuite intégrés dans le plan de santé, et comment les satisfaire.
  • Le rôle de l’entraide et les principes qui améliorent la communication ; l’attachement aux résultats ; thèmes plus généraux de communication inadéquate.
  • A élaborer un plan de santé sur 2 ans qui intègre les activités qui ont été identifiées comme apportant du sens et de la satisfaction dans notre vie, et la satisfaction de besoins masqués par les bénéfices secondaires que nous apporte la maladie.

Ce séminaire s’adresse en priorité aux personnes souffrant de maladies chroniques telles que le cancer et à leur entourage. Les thérapeutes et les soignants peuvent se former à l’accompagnement thérapeutique au sein de l’IFPEC en cliquant sur ce lien : http://formations.ifpec.org/formation/EFTCANCER/LIBERATION-EMOTIONNELLE-ET-CANCER.html

 

Dans la littérature scientifique, la valeur de l’accompagnement et des conseils dans le traitement du cancer est clairement reconnue. Quatre études préliminaires et deux études en double aveugle (à population contrôlée) ont été faites, qui ont démontré que l’accompagnement par des thérapeutes−conseillers accroît de manière significative le temps de survie des patients et leur apporte une qualité de vie supérieure. F.I. Fawzy, de l’Université de UCLA University of California Los Angeles) et David Spiegel de Stanford ont supervisé les études en double aveugle. Fawzy conclut dans son article que des interventions qui visent à mieux gérer et à résoudre la détresse émotionnelle peuvent influencer le temps de survie, la croissance des tumeurs et la qualité de vie des patients.

Nos émotions influencent notre santé au niveau cellulaire à travers divers mécanismes, parmi lesquels nous trouvons les suivants :

  1. Des connexions directes nerveuses (on a démontré que des terminaisons de fibres nerveuses aboutissent directement sur la surface des cellules blanches ou leucocytes). Cette connexion directe avec le système nerveux a été découverte en 1981 par Felten et Bullock. Elle avait été postulée sous forme hypothétique par Vernon Riley en 1975.
  2. Un réseau moléculaire d’information et de communication, formé par des neuropeptides et autres molécules associées. Certaines des premières expériences dans le domaine auquel on a donné le terme de Psycho−Neuro−Immunologie ont été faites par Metalnikov, à l’Institut Pasteur de Paris. Dans ces études, il a utilisé le conditionnement classique du système immunitaire d’animaux de laboratoire, selon la méthode de Pavlov. Ces expériences précoces ont été menées dans les années 1930 et dupliquées par Ader et Cohen dans les années 1970 (40 ans plus tard). Ader et Cohen ont publié l’ouvrage intitulé « La Psycho−Neuro−Immunologie » en 1981, introduisant ainsi formellement cette terminologie. Les molécules responsables de l’information ont été appelées l’équivalent moléculaire de l’émotion.
  3. Hans Selye a effectué un travail de pionnier durant les années 1940 et 50 qui ont mené à une meilleure compréhension des séquelles physiques induites par une détresse émotionnelle prolongée. Son travail a abouti au terme communément connu sous « hormones du stress ». Tous ces facteurs influencent la production, la maturation la modulation et le fonctionnement des cellules du système immunitaire, et ils sont impliqués également dans la régulation d’autres mécanismes de guérison du corps.

 

L’importance de libérer les émotions réprimées

 

Comme le souligne Julien Drouin dans son ouvrage cité plus haut, de très nombreuses études scientifiques mettent en lumière le lien entre les émotions, les traumas et la survenue du cancer. Une étude réalisée par l’université de Rochester et l’Ecole de santé publique d’Harvard a suivi 729 individus sur une période de 12 ans. Les résultats publiés dans la revue Journal of psychosomatic research en 2013 rapportent que les personnes qui n’expriment pas leurs émotions ont un risque de décès par cancer augmenté de 70 % par rapport à ceux qui expriment leurs émotions. Le risque de décès par accident cardiaque est lui aussi augmenté, de 50 %(Chapman, 2013).

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3939772/

L’extrême suppression de la colère était la caractéristique la plus commune de 160 femmes diagnostiquées avec un cancer du sein, à qui l’on a demandé de remplir un questionnaire psychologique détaillé, dans une étude conduite par le King’s College Hospital de Londres.

« Les résultats sont basés sur la comparaison statistique de 69 patientes chez qui l’on a découvert un cancer du sein au cours de l’opération, et un groupe contrôle comprenant le reste des patientes, 91 patientes atteint d’une tumeur bénigne du sein. Notre découverte principale est l’existence d’une association significative entre le diagnostic de cancer du sein et une anomalie dans l’expression des émotions. Cette anomalie était dans la plupart des cas, une extrême suppression de la colère, et chez les patientes de plus de 40 ans, une extrême suppression des autres émotions. »

http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/0022399975900628

Le Pr Fox et ses collaborateurs ont demandé à des femmes qui attendaient de passer une mammographie de remplir un questionnaire pour évaluer le degré de répression émotionnelle et de solitude. Plus le score de répression émotionnelle était élevé plus les femmes étaient malades. Plus le score était bas, plus les femmes étaient en bonne santé. Les femmes chez qui un diagnostic de cancer du sein a été posé avaient connu plus d’évènement de vie traumatisant, tel que le décès d’un conjoint ou d’un membre de la famille, dans les 2 années précédents le diagnostic (Fox CM, 1994).

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/7844250

Une étude comparant un groupe de femmes ayant un cancer du sein versus un groupe de femmes en santé à montré que les femmes du groupe cancer du sein avaient connu plus d’évènement de vie stressant dans les deux années précédent le diagnostic, et avaient des scores plus élevés de colère/haine réprimées, de résignation et de ruminations (neuroticisme) (Cardenal, 2008).

Chez l’homme, une étude à montré que des facteurs psycho-sociaux négatifs comme l’existence d’un échec professionnel, la survenue d’un divorce, et surtout la répression émotionnelle et la sensibilité aux jugements des autres pourraient jouer un rôle dans l’incidence du cancer de la prostate

http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0895398814600933

En Asie, l’analyse de l’histoire clinique de 99 000 femmes a mis en évidence un lien significatif entre la survenue d’un événement de vie stressant et l’incidence du cancer du sein. Les auteurs ont constaté que le risque de cancer du sein était fortement et significativement associé à des événements de vie « graves et traumatisants ». Les personnes ayant connu de graves événements de vie auraient deux fois plus risque de développer un cancer du sein que les individus « indemnes ». Les auteurs ont constaté que l’incidence du cancer du sein était lié à la fois au caractère inattendu de l’événement : « frappant par surprise » et à la « gravité » de l’événement. Pour les auteurs « les résultats suggèrent que le traitement psychologique des évènements de vie traumatisants pourraient réduire l’incidence du cancer du sein” (Yan Lin, 2013).

 

Traiter les traumatismes pour réduite l’incidence du cancer

Réduire l’incidence du cancer du sein en traitant les traumatismes psychologiques ? Plutôt nouveau comme discours ! Inversement, que se passe t il lorsque les émotions réprimées sont libérées ?

Le programme de recherche sur le cancer du sein de l’Etat de Californie a conduit une étude du même type. Les résultats montrent que le taux de survie des femmes participant au programme de thérapie de groupe qui exprimaient ouvertement leur colère était doublé (3,7 ans) en comparaison des femmes qui réprimaient leur colère (1,8 ans). Six des 50 femmes qui exprimaient ouvertement leur colère étaient toujours en vie 7 an après être entrées dans l’étude.

« Nos résultats préliminaires montraient que de longues périodes de répression de la colère pendant les premiers mois de la thérapie de groupe prédisait de manière forte un décès précoce (p<0.01). Trois ans après le début de l’étude, toutes les patientes qui réprimaient leur colère sauf 2 étaient décédées. En comparaison six femmes qui exprimaient ouvertement leur colère étaient toujours vivantes sept ans après le début de l’étude. Le taux de survie moyen, était ainsi doublé pour les femmes qui exprimaient leur colère (3,7 ans comparé à 1,8 ans) ».

http://cbcrp.org.164.seekdotnet.com/research/PageGrant.asp?grant_id=9

 

Exprimer ses émotions augmente la survie dans le cancer du sein

Que se passe t il au niveau biologique ? Deux articles publiés par les Dr Girdon, De Couck et Degreve de la faculté de Médecine de Bruxelles confirment l’intérêt d’agir pour déclencher une « réponse de relaxation ». La première étude publiée en 2016 rapporte que l’activité du nerf vague prédit la survie globale dans le cancer du pancréas métastatique, en modulant l’inflammation.

C’est la première étude à révéler dans un large échantillon de patients avec un cancer avancé, que l’activité du nerf vague, mesurée par la variabilité du rythme cardiaque (HRV), est positivement corrélée de manière indépendante à la survie globale.

Les patients ayant une variabilité cardiaque élevée survivent en moyenne plus du double de jour (133,5) que ceux ayant une variabilité cardiaque basse.

Les auteurs montrent pour la première fois que la relation « nerf vague – survie globale » pourrait être statistiquement expliquée, par une réduction de l’inflammation (indexé par la protéine C réactive, CRP). C’est une nouvelle découverte clinique et statistique qui met en lumière la neuro-modulation du cancer par le nerf vague. Pour les auteurs cette découverte à des implications pour une nouvelle compréhension de la carcinogenèse, pour l’établissement du pronostic, et pour le développement de traitement neuro-modulateur du cancer.

La seconde étude publiée en 2014 est intitulé « Si votre le nerf vague est actif, le stade du cancer pourrait ne plus être important ». L’article rappelle que des études récentes ont montré que le degré d’activité du nerf vague prédit de manière indépendante le pronostic du cancer. Les auteurs ajoutent que si l’activité du nerf vague est élevée le stade du cancer ne prédit plus son pronostic :

L’activité du nerf vague a été mesurée par la variabilité du rythme cardiaque (HRV). Ils ont mesuré l’activité vagale avec un appareil spécifique chez des patients atteints de cancer colorectal (CCR) et de la prostate (CP). Les résultats comprenaient un suivi de l’évolution des marqueurs tumoraux, ACE pendant 12 mois pour le cancer du colon, et PSA pendant 6 mois dans le cancer de la prostate. Comme on pouvait s’y attendre, pour les cancers découverts à des stades avancés le stade de la tumeur prédisait des marqueurs tumoraux plus élevés que ceux découverts à des stades précoces. Cependant ce ne fut vrai que pour les patients dont l’activité du nerf vague (HRV) était faible, et pas élevée. De plus, pour les patients en stade avancé au moment du diagnostic, une activité vagale élevée prédisait un taux plus faible de marqueurs tumoraux par rapport à ceux dont l’activité vagal était faible, et ceux dans les deux types de cancer.

D’après les auteurs, estimer le pronostic d’un cancer en déterminant son stade doit aussi prendre en compte le degré d’activité du nerf vague. Cela est facilement mesurable et déterminera si le stade est un facteur pronostic ou non. Ces observations, dans deux types de cancer différents, supportent l’hypothèse de l‘effet neuro-immunomodulatrice du système parasympathique dans le cancer (Gidron, De Couck, De Greve, 2014).

 

Exprimer ses émotions active la réponse de relaxation et le nerf vague

Une étude publiée en août 2016 dans la revue Energy psychology rapporte qu’un traitement de libération émotionnelle à l’aide d’une technique appelée EFT (Emotional Freedom Technique ou technique de libération émotionnelle) modifie l’expression de 72 gènes et active 4 gènes suppresseurs de tumeurs. Des gènes impliqués dans la régulation de la réponse immunitaire et inflammatoire, et dans la régulation de la réponse de stress ont aussi été activés.

 

Émotion et cancer : un rapport de bon sens…

L’EFT technique naturelle, validée par une centaine d’études scientifiques, est reconnu par l’Association Américaine de psychologie. L’EFT vient d’être reconnu dans une méta-analyse aussi efficace, voir plus, qu’un traitement conventionnel pour traiter la dépression (1).

« Les résultats montrent que l’EFT clinique est très efficace pour réduire les symptômes dépressifs. L’EFT était égale ou supérieure au traitement classique ainsi qu’à d’autres traitements contrôle. La taille de l’effet post-test pour l’EFT (d = 1,31) était plus grande que celle mesurée dans les méta -analyses d’ essais de médicaments antidépresseurs et de psychothérapie. L’EFT a produit des effets thérapeutiques importants qu’il soit utilisé en groupe ou en séance individuelle. Les participants ont maintenu leurs gains au fil du temps. Cette méta-analyse enrichie la littérature existante sur l’amélioration de la dépression après un traitement EFT. »

http://www.explorejournal.com/article/S1550-8307(16)30106-9/fulltext

 

Avertissement : Le traitement de libération émotionnelle ne remplace en aucun cas un traitement conventionnel. Il s’intègre dans le traitement complémentaire. Consultez toujours votre oncologue.

(1) Attention n’arrêtez pas votre traitement de vous-même. Consultez toujours votre Médecin psychiatre)